Les Résultats Scolaires 2024 : Une Année de Succès pour l’OSE

L’OSE est ravie de partager les résultats scolaires exceptionnels obtenus cette année par les jeunes que nous soutenons.  🎓

Quatorze de nos élèves ont été admis au baccalauréat. Parmi eux, une mention Très Bien, une mention Bien et trois mentions Assez Bien ont été obtenues, reflétant leur travail et leur détermination.💪

Par ailleurs, six élèves ont réussi leur brevet des collèges. Huit jeunes ont obtenu leur CAP, marquant une étape importante dans leur formation professionnelle. Un élève a également reçu son CFG avec une mention Bien, soulignant son engagement et ses efforts.

Nous tenons à féliciter chaleureusement tous nos lauréats pour leurs efforts et leurs accomplissements. 👏

Leur réussite est une source de fierté pour l’OSE et démontre l’importance de notre mission : accompagner chaque jeune vers un avenir prometteur.

Merci à nos équipes pour leur dévouement et leur soutien constant ! ❤️

Ensemble, nous continuons à œuvrer pour le bien-être et la réussite de nos jeunes. Félicitations à tous pour cette belle année scolaire. ✨

Léon Lewkowicz, ancien enfant de l’OSE, a témoigné lors de la cérémonie d’hommage aux victimes de la rafle du Vel d’Hiv

La veille, Léon portait la flamme olympique sur l’emplacement même du Vélodrome d’Hiver marquant par son éclatante présence la victoire de l’enfant déporté sur le destin que voulait lui assigner les nazis.

Vêtu d’une élégante tenue de sport, il rappela son parcours exceptionnel du ghetto de Lodz au camp de Birkenau , puis à la Libération sa reconstruction dans les maisons d’enfants de l’OSE. Se jurant qu’il ne serait plus jamais humilié ou persécuté il décide de devenir un homme fort capable de se défendre en toutes circonstances. Il devient cinq ans plus tard champion de France de poids et haltères « pour que plus personne ne lui marche sur les pieds ».

Cette cérémonie émouvante s’est déroulée en présence de la Secrétaire d’Etat aux anciens combattants et de la mémoire, Patricia Miralles et de nombreuses personnalités dont Yonathan Arfi, président du CRIF, Haïm Korsia, Grand Rabbin de France, Arié Flack, président de l’OSE, Éric Ghozlan, Directeur général et Katy Hazan, historienne de l’association.

Un moment fort pour les enfants de la Maison de Draveil accompagnés de leur directeur qui ont assisté à l’événement, l’occasion unique de transmettre l’histoire et d’éveiller les consciences.

« Je voudrais m’adresser aux jeunes et surtout aux jeunes qui se sentent en dehors de tout, seuls parmi les autres, comme j’ai pu l’être moi aussi, a-t-il déclaré. Je suis né en juin 1930 à Lodz, en Pologne. Je suis arrivé en France en juin 1945 avec le groupe des 426 jeunes de Buchenwald. Nous étions des étrangers, jeunes déportés ayant connu l’enfer et la France nous a accueillis, je la remercie du fond du cœur. […] Je me suis reconstruis dans les maisons de l’OSE, souvent de magnifiques châteaux comme celui de Ferrières-en-Brie, où il y avait encore des mines qui nous servait de feux d’artifice, ou de simples maisons, Le Vésinet et surtout Champigny […]».

Un magnifique témoignage de résilience à retrouver ici.

Photos-Installation_Centre_Rapahel-5-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-24 (1)
Photos-Installation_Centre_Rapahel-23
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
previous arrow
next arrow

Leon Lewkowicz, Auschwitz extermination camp survivor and former OSE child, carried the Olympic flame !

At the age of 94, Léon Lewkowicz carried the flame from the Bir-hakeim metro station to the Vel d’Hiv Memorial Garden. Along the way, Léon was accompanied by the applause of many spectators who came to support him, including OSE employees and children from the Maison Shatta and Bouli Simon in Laversine.

OSE President Arié Flack and General Manager Eric Ghozlan met up with Léon to share a very moving moment with the children of Laversine, in the company of their headmistress and OSE historian Katy Hazan, with a focus on sharing his exceptional story of survival and life.

Photos-Installation_Centre_Rapahel-5-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-24 (1)
Photos-Installation_Centre_Rapahel-23
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
previous arrow
next arrow

Discours de Léon Lewkowicz à la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv

“Mesdames, Messieurs

Merci de m’avoir invité à parler ici pour la commémoration de la rafle du Vel d’hiv.
Je ne vous étonnerais pas en vous disant que pour moi, longtemps le vélodrome d’hiver a été un lieu de plaisir magique. Adolescent fraichement arrivé en France, on y allait pour rigoler, assister à des matches de boxe, applaudir Ray shougar Robinson. Comme on n’avait pas le sou, on était au poulailler munis d’une bonne bouteille de Postillon.

Il y avait aussi les compétitions de ballon, volley, basket, les cris de joie, les invectives. Et que dire des réunions politiques, on venait au Vel d’hiv acclamer Léon Blum, Jacques Duclos , Maurice Thorez.
Rien, aucun indice, aucune trace de ce qui s’était passé le 16 juillet 1942 à Paris, je ne l’ai su que beaucoup plus tard.

Mais au même moment, j’étais un petit garçon de douze ans dans le ghetto de Lodz que sa maman cachait dans une valise pour échapper aux rafles des nazis.

Alors, je voudrais m’adresser aux jeunes et surtout aux jeunes qui se sentent en dehors de tout, seuls parmi les autres, comme j’ai pu l’être moi aussi.

Je m’appelle Léon Lewkowicz, je suis né en juin 1930 à Lodz, en Pologne.

Je suis arrivé en France en juin 1945 avec le groupe des 426 jeunes de Buchenwald. Nous étions des étrangers, jeunes déportés ayant connu l’enfer et la France nous a accueillis, je la remercie du fond du cœur. Je suis fier d’être Français.

Et tout compte fait, elle n’a pas à regretter de nous avoir fait confiance. Mes compagnons s’appelaient Elie Wiesel, Meir Lau, futur grand rabbin d’Israël et plus près de nous Elie Buzyn, qui nous a quittés l’année dernière.

Je me suis reconstruis dans les maisons de l’OSE, souvent de magnifiques châteaux comme celui de Ferrières-en-Brie, où il y avait encore des mines qui nous servait de feux d’artifice, ou de simples maisons, Le Vésinet et surtout Champigny, la maison où je me suis ouvert à la vie, car on allait chez les filles de Saint-Germain.
Evidemment les cauchemars étaient toujours là, et je tenais tête à tout le monde y compris les éducateurs en me servant d’abord de mes poings.

Je me souviens avoir lutté avec notre directeur, que l’on appelait familièrement le père Both, au sujet de mon orientation. Il voulait que j’aille dans un atelier de mécanique et moi je ne voulais pas et pour montrer mon désaccord, je me suis badigeonné d’huile de moteur des pieds à la tête y compris dans les chaussures, au grand dam de la lingère qui dut me décrasser dans la baignoire.

Je savais ce que je ne voulais pas, mais j’ai compris qu’il fallait que je trouve ce que je voulais et que je sois le meilleur, ce que j’ai fait en sertissage joaillerie, mais croyez moi j’ai bossé, nuit et jour et je suis devenu meilleur ouvrier de France.

Surtout qu’à partir de 1948 nous avons été émancipé à l’âge de 18 ans, de nouveau seuls au monde. Je me suis souvenu d’un dicton de ma mère, « Bénies soient les mains qui se font elles-mêmes. »
Heureusement, j’aimais le sport. Grâce à notre moniteur de l’OSE, Maurice Brauch, j’ai découvert les figures de gymnastique pour séduire les filles en colonie de vacances à Saint-Quay-Portrieux et puis le plaisir des sports de groupe, les matchs intermaisons.

Je voulais être fort, je m’entraînais aux anneaux à la piscine Deligny, sur les quais de la Seine. Puis j’ai rencontré un mec balèze et j’ai voulu être comme lui, moi qui pesais 30 kg en sortant de Birkenau.
J’ai fini par avoir l’adresse d’une salle de culture physique et là j’ai d’abord regarder faire les autres et j’ai appris. Toujours la même technique depuis le ghetto : comprendre, observer par soi-même.

Puis j’ai rencontré un célèbre culturiste, Robert Duranton qui m’a donné des conseils et je me suis fait un programme alternant culture physique et Haltérophilie.

Je m’entraînais tous les soirs après le travail de 18 à 20h, puis je filais prendre des cours du soir jusqu’à 22h à l’école communale de la rue Lamarck pour apprendre le français et avoir des rudiments de mathématiques.
A ce moment là je m’entrainais à la salle montmartroise dans le 18e et grâce à un entraineur j’ai été sélectionné en 1955 pour les championnats de France et j’ai gagné le titre de champion de France dans la catégorie poids moyen. Je n’ai pas pu aller aux jeux olympiques car je n’étais pas français.
Mais j’ai aussi gagné le surnom de « frappe qu’une fois » car j’ai envoyé à l’hôpital quelqu’un qui m’avait traité de youpin.

Hier j’ai eu l’honneur de porter la flamme olympique, devinez où ? Du métro Bir Hakeim à la rue Nelaton et j’ai pensé aux 4000 enfants déportés de la rafle du Vel d’hiv partis seuls pour un voyage sans retour au bout de l’enfer. Je connais l’endroit, je sais ce qu’ils sont devenus et ces images ne doivent pas s’estomper.
Belle revanche, moi le petit gamin du ghetto de Lodz -, destiné à la chambre à gaz de Birkenau et sauvé par la seule révolte des Sonderkommandos, le 7 octobre 1944, le 7 octobre une date qui résonne et qui nous oblige à rester vigilants et forts. Ne plus jamais baisser la tête et apprendre à se défendre.

Chacune de leur histoire ne saurait être oubliée et doit nous guider.

Je vous remercie.”


OSE alongside the families of the victims of the 7th of October attacks in Israel.

OSE continues to work with victims and their families. A team of OSE psychologists, led by Éric Ghozlan, General Manager of OSE, integrated into the CUMP (Cellule d’Urgence Médico-Psychologique), the Paris Aide aux Victimes (PAV) association and the Délégation interministérielle à l’aide aux victimes – DIAV (Interministerial Delegation for Victim Support), was mobilized to welcome, inform and listen to the families of the victims as soon as they arrived at the airport.

This commitment continued at the moving tribute ceremony at Les Invalides.

The event, presided over by the President of the French Republic, was attended by Jean-François Guthmann, former President of the OSE, Claude Kupfer, former General Manager, and the community’s main associations. A moment of silence to pay tribute to the victims of terrorism and denounce “the greatest anti-Semitic massacre of our century”.

OSE to open a new children’s home for siblings

L’OSE was selected by the City of Paris in a call for projects dedicated to the care of siblings, boys and girls, aged 3 to 15.

By the end of 2024, this new facility will accommodate and care for 18 children entrusted to Paris’s Aide Sociale à l’Enfance. It will comprise two houses, each housing 9 children, in the inner suburbs.

The strength of the project lies in the integration of the PMP (Protection, Médiation, Prévention) service as an expert in family support, particularly for siblings.

The Maison will be named after “Willy Fogel” (1928-2003). A Jew of Polish origin, deported to the Buchenwald camp, Willy Fogel created the Amicale des Anciens et Sympathisants de l’OSE with Armand Bulwa and Jacques Finkel, who were taken in by the OSE after the war. The Amicale brings together former OSE members, hidden children and Holocaust survivors, as well as their friends and family members.

Scolarisation pour les enfants en situation polyhandicap au centre Raphaël

A first in Paris: a step forward for schooling children with multiple disabilities !

At the start of the new school year, children from the Raphaël Center will be welcomed into the UEEP (Unité d’Enseignement Externalisée pour les élèves polyhandicapés) at the Parmentier elementary school. This is the first class in the Académie de Paris dedicated to children with multiple disabilities.

The children will be accompanied by a specialized teacher and an educator in a class adapted to their particular needs.

This project, run in conjunction with ARS-Ile-de-France, the City of Paris and the Paris education authority, is designed to promote the inclusion of children with multiple disabilities in school.

Scolarisation pour les enfants en situation polyhandicap au centre Raphaël

Léon Lewkowicz, survivant du camp d’extermination d’Auschwitz et ancien enfant de l’OSE, a porté la flamme olympique ! 

À 94 ans, Léon Lewkowicz a porté la flamme depuis le métro Bir-hakeim jusqu’au jardin Mémorial du Vel d’Hiv.  Tout au long de ce parcours Léon a été accompagné par les applaudissements de nombreux spectateurs venus le soutenir dont des salariés de l’OSE et des enfants de la Maison Shatta et Bouli Simon de Laversine

Le Président de l’OSE, Arié Flack et le directeur Général, Eric Ghozlan ont retrouvé Léon pour partager un moment très émouvant avec les enfants de Laversine autour de leur directrice et de Katy Hazan, historienne de l’OSE dans un souci de transmission de son histoire de survie et de vie exceptionnelle. Pour découvrir son histoire exceptionnelle préfacée par Katy Hazan, rendez-vous par ici.

Photos-Installation_Centre_Rapahel-5-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-24 (1)
Photos-Installation_Centre_Rapahel-23
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
previous arrow
next arrow

Des jeunes de l’OSE formés au dessin de presse avec l’illustrateur Pavo

Guidés par le talentueux dessinateur Pavo et leurs éducatrices Laurence et Stéphanie, des jeunes du centre socio-éducatif Colette Julien et du service AEMO (Action Educative en Milieu Ouvert) de Belleville ont laissé parler leur créativité lors d’un atelier autour des dessins de presse.

Leur mission ? Créer les illustrations du livret d’accueil pour les jeunes suivis en AEMO de l’OSE, en s’initiant à l’art du dessin de presse humoristique pendant 3 jours.

Trouver les mots justes, utiliser des images pour dire ce qu’on a sur le cœur, prendre de la distance sur des situations difficiles grâce à l’humour… cet atelier passionnant a permis aux enfants de s’exprimer et de libérer leur talent.

Avec Pavo, le dessinateur de la BD « La vie rêvée de Tara KABE » inspirée de son expérience d’éducateur, les enfants ont donné vie à une série de dessins empreints de sensibilité et d’humour qui seront bientôt exposés au centre Colette Julien et au service de Belleville.

« Au fil de l’atelier, nous avons vu des personnalités s’exprimer, des artistes se révéler, des regards de plus en plus confiants, des esprits se concentrer sur le dessin à produire, des sourires de soulagement et de satisfaction. Une cohésion de plus en plus palpable, autour de la créativité partagée et, sous l’influence de PAVO dont la présence engagée, la passion de transmettre a fait émerger les œuvres”, déclare Laurence, éducatrice.

Un très grand bravo aux jeunes artistes en herbe et merci à l’équipe pour cette belle initiative !

Photos-Installation_Centre_Rapahel-5-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-15-1
Photos-Installation_Centre_Rapahel-23
Photos-Installation_Centre_Rapahel-24 (1)
Photos-Installation_Centre_Rapahel-24 (1)
Photos-Installation_Centre_Rapahel-24 (1)
Photos-Installation_Centre_Rapahel-24 (1)
Photos-Installation_Centre_Rapahel-24 (1)
previous arrow
next arrow

Un ancien enfant de l’OSE, survivant d’Auschwitz-Birkenau, porteur de la flamme olympique

Léon Lewkowicz fait partie du groupe des 426 jeunes de Buchenwald accueillis par l’OSE en  juin 1945. Il se reconstruit dans les maisons de Champigny et du Vesinet. Il découvre le sport avec Maurice Brauch et renaît à la vie. Dix ans après son arrivée, à l’âge de 25 ans, il devient Champion de France de poids et Haltères avec le surnom de « Frappe qu’une fois ».

Venez le soutenir lundi 15 juillet à 13h30 sur son passage du métro Bir-hakeim au jardin des enfants rue Nelaton Paris (75015).

A 94 ans, survivant d’Auschwitz-Birkenau et des marches de la mort, il n’oublie rien et veut transmettre sa foi en l’avenir, car dit-il « il a l’éternité devant lui. »