Mise à jour le 30/03/04
Rechercher:

 
Le site del'OSE est soutenu par la Claims Conference
( conférence of Jewish Material Claims against Germany )
 

La mémoire

 
Grandes figures
 
Jacques Cohn
 
Jacques Cohn, dit " Bo "
( Strasbourg, 1916 - Jérusalem,1974 )

Educateur et enseignant français, quatrième enfant d' une famille d' origine polonaise, Jacques Cohn est né à Strasbourg le 8 juillet 1916, de Berthold Cohn ( Rawitsch, Pologne, 1870 - Strasbourg, 16 mai 1930 ), et de Sarah Posen (Francfort-sur-le-Main, 1879 - Paris 1949 ). Son père, qui avait obtenu un doctorat de philosophie à l' Université de Strasbourg en 1897, avait été nommé astronome- calculateur à cette Université ; il était membre de la société astronomique de Heidelberg ( 1898 ) et de la Société Astronomique de France ( 1897 ). Il fut autorisé, comme originaire de Posnanie, devenue province polonaise d' un pays désormais allié de la France, à demeurer en Alsace après 1919, et fut naturalisé, avec sa famille par décret du 18 novembre 1925. On lui doit plusieurs articles sur le calendrier juif.

Après des études secondaires au Lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg, de 1922 à 1934, et comme boursier d' Etat après la mort de son père, Jacques Cohn passa son baccalauréat de philosophie en 1934 et obtint en 1939 une licence es- lettres, mention philosophie, , plus un certificat spécialisé en psychologie, à
l' Université de Strasbourg. Au cours de ses études supérieures, il obtint des prix de la " Société de réintégration des Alsaciens-Lorrains " et une bourse de la " Société des Amis de l' Université ", et se prépara à l' agrégation ; il donna également des cours de religion bénévoles aux jeunes de la communauté de stricte observance " Ets Haïm " de la rue Kagueneck et fonda le mouvement de jeunesse orthodoxe " Yeschouroun ", avec lequel il reprit contact pendant la guerre à Limoges et à Ussac. Sa mère, ses sœurs Paula et Ruth, laquelle devait être déportée en 1944,
s' installèrent peu avant la guerre à Paris, où résidait déjà son frère Marc, nommé en 1934 chargé de cours de religion à l' Ecole des Langues Orientales, puis en 1936 directeur de l' Ecole Maïmonide à Boulogne-Billancourt.

Sursitaire en tant qu' étudiant lors de l' évacuation de Strasbourg, le 1er septembre 1939, il rejoignit le 17 septembre à Bourges son corps, le 95° R.I., dans lequel il servit comme sergent-infirmier jusqu' à sa démobilisation à Labastide-Murat ( Lot ), le 9 août 1940. Il s' inscrivit en octobre 1940 à l' Université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand afin de préparer un doctorat en philosophie, pour lequel il avait obtenu une bourse ; il exerça, en même temps, les fonctions de chargé d' enseignement à la communauté juive de Vichy, tout en donnant, à Clermont, des cours d' hébreu à de jeunes enfants, parmi lesquels le rédacteur de cette notice. Le statut des juifs ne lui permettant plus de continuer ses études pour obtenir un diplôme d' enseignant, il quitta, en janvier 1941, Clermont pour Vichy où il résida jusqu' à son expulsion de cette ville, le 3 novembre 1941. Pendant l' été 1941, Jacques Cohn dirigea la colonie de vacances de la Chevrette organisée par
l' O.S.E. dans sa maison d' enfants du château de Montintin (Haute-Vienne ) avant de rejoindre Limoges, où il avait été engagé pour s' occuper de la jeunesse juive.

Plusieurs rapports de la Section d' Enquête et de Contrôle de Limoges, la " Police aux Questions Juives " créée par Vichy, sur l' activité des organisations juives et de leurs principaux dirigeants, permettent de connaître dans le détail les activités confiées à Jacques Cohn et les vicissitudes de sa carrière de 1941 à 1944. Plusieurs organismes lui avaient confié un large éventail de responsabilités : l' " Entraide sociale israélite ", créée à Périgueux en 1939 par un groupe de juifs alsaciens et dirigée par Laure Weil et Fanny Schwab, puis rattachée ensuite à la 1ère direction, 2° section, de
l' U.G.I.F., le chargea du reclassement social et professionnel des jeunes de la Haute-Vienne, l' obligeant à de nombreux déplacements dans le département ; les " Eclaireurs Israélites de France ", alors dirigés de Moissac par Robert Gamzon, lui confièrent, ainsi qu' à Théo Klein, professeur de physique originaire de Colmar, le " bureau de formation spirituelle et religieuse ", c' est à dire la rédaction de cours pour les cadres scouts, en liaison avec un enseignement de formation religieuse par correspondance créé par le rabbin Samuel Klein, alors à Lyon, et le rabbin de Bischheim Abraham Deutsch, alors chargé de la communauté juive de Limoges.

Ce dernier demanda à l' O.S.E., qui avait ouvert en 1940 l' Internat de Limoges ( voir la notice " Maisons d' enfants " ), d' abriter également, en janvier 1942, le " Petit séminaire ", en fait une école secondaire, qui fut dirigée avec une équipe d' universitaires par Jacques Cohn à partir du 5 mai 1942 ; cet enseignement accordait une large place aux matières juives et devait permettre aux élèves de
l' Ecole Maïmonide ainsi qu' aux jeunes gens qui désiraient entrer à l' Ecole Rabbinique, alors repliée à Chamalières ( près de Clermont-Ferrand ), de poursuivre des études normales. Il devait servir aussi à former les cadres futurs du judaïsme d' après-guerre, ce qui sera d' ailleurs le cas pour plusieurs d' entre eux.

Le " Petit séminaire " et les cours par correspondance devinrent très vite une réussite, devenue aujourd'hui légendaire, qui provoquèrent la suspicion immédiate de la police : celle-ci estima, après interception de plusieurs courriers postaux durant le printemps 1942, que les liens noués entre les organisations juives, les cours sur place ou par correspondance, ainsi que l' activité intitulée " aide sociale ", servaient en fait à " masquer une propagande nettement hostile au gouvernement " et dépassaient le cadre purement culturel prévu ; cette action était d' ailleurs dirigée par des personnes " déjà sous surveillance policière ". L' inspecteur chargé de l' enquête préconisa " de soumettre Jacques Cohn à " une surveillance de tous les services de police et à des contrôles techniques ( sic ) ", ce qui signifiait pudiquement des " écoutes téléphoniques "…, lesquelles eurent effectivement lieu.

En juin 1943, un autre rapport de police signala que des centres de formation religieuse semblables avaient été crées à Lyon et à Marseille, tandis que celui de Limoges, dont on avait " décelé l' action pernicieuse exercée auprès de la jeunesse juive par les dirigeants du centre culturel et spirituel [ était ] en sommeil, et même éliminé, un terme ayant été mis à l' action néfaste du juif Jacques Cohn, dont la propagande devait dépasser le plan religieux " ; les circonstances de cette mesure sont exposées plus bas. Les rapports signalent également qu' un autre dirigeant du Centre de formation religieuse, " le rabbin Fuchs, d' Agen, en fuite, est activement recherché ". En réalité, le " Petit séminaire ", qui comptait une vingtaine d' élèves en 1942, resta ouvert jusqu' en avril 1944, mais ne comptait plus alors que cinq élèves.

Les cours par correspondance étaient ronéotypés à environ 400 exemplaires à l' Internat de l' O.S.E. à l' intention des enfants de familles réfugiées en Haute-Vienne, dans toute la zone dite " libre ", et en Afrique du Nord, mais également à de nombreux rabbins, éducateurs et enseignants. Ces bulletins hebdomadaires contenaient un ensemble de cours d' hébreu élémentaire et moyen, de Bible,
d' histoire juive, d' explications des fêtes et des rites, ainsi que le commentaire sur la Sidra de la semaine. Le supplément " Palestinographie " pour les cadres E.I.F., comprenant l' histoire et la philosophie du sionisme, était rédigé à Moissac par Simon Levitte " sur des appareils de reproduction interdits par la loi ", précise le rapport de police. Certains exemplaires de ces cours ont été conservés, en particulier dans les archives de l' O.S.E.

Pendant les vacances scolaires de l' été 1942, la troisième direction de
l' U.G.I.F. confia à Jacques Cohn, qui dirigeait alors Ussac ( Corrèze ) un camp
d' été pour la jeunesse " Yeschouroun ", la direction d' une colonie de vacances de l' O.S.E., appelée Court d' Ussac, pour les enfants de familles juives pratiquantes, dites " étrangères ", originaires en grande partie de la région lyonnaise. Malheureusement, au cours des rafles d' août 1942, où se place le tragique épisode de la fameuse " nuit de Venissieux " ( voir la notice " Georges Garel " ), beaucoup de parents furent arrêtés, et les enfants ne purent rentrer chez eux : Jacques Cohn et ses collaborateurs, parmi lesquels Margot Kahn, sa future femme, durent transformer un bâtiment vétuste et délabré en véritable maison d' enfants sous le contrôle de l' O.S.E., Direction centrale de Montpellier ( voir la notice " Maisons
d' enfants ).

Cependant, les autorités de Vichy décidèrent de mettre fin aux activités de Jacques Cohn, jugées, comme on l' a vu, subversives par la police : un arrêté du préfet de la Haute-Vienne en date du 1er octobre 1942, l' assigna à résidence à Bussière-Poitevine ( Haute-Vienne ) à partir du 14 novembre. Il dut quitter Court d' Ussac, laissant la maison d' enfants à un groupe de jeunes éducateurs de l' O.S.E. En avril 1943, la maison fut fermée et les enfants répartis dans d' autres maisons de l' O.S.E. Margot Kahn, sa future épouse, rejoignit le circuit Garel ( voir la notice " Georges Garel " ) où elle reçut la responsabilité de placer sous un faux nom, dans des familles et des institutions non-juives du département de l' Ain, qu' elle parcourait à bicyclette, les enfants peu à peu retirés des maisons d' enfants de l' O.S.E.. Elle conduisit aussi plusieurs groupes d' enfants à la frontière suisse, ou à Toulouse, d' où l' on espérait les faire passer en Espagne, puis en Palestine ( voir la notice " Histoire de l' O.S.E. de 1912 à 1944, VI° partie " ).

En mars 1944, Georges Garel demanda à Margot Kahn d' inspecter la " Colonie des enfants de l' Hérault ", plus connue sous le nom de " Maison des enfants
d' Izieu ", afin de vérifier si les enfants placés par l' O.S.E. avaient bien été dispersés dans des familles rurales selon les instructions, mais elle ne put rencontrer Sabine Zlatin, absente ce jour-là et lui renouveler personnellement les consignes. La rafle organisée par Klaus Barbie intervint le mois suivant.

En mai 1943, Jacques Cohn échappa de justesse à une arrestation et à la déportation grâce à l' intervention du Dr Joseph Weill, chef du service médico-social de l' O.S.E., qui obtint son assignation à résidence comme directeur pédagogique du Château de Morelles , à Brou-Vernet ( Allier ), maison d' enfants de stricte observance religieuse, fondée en 1940 par l' O.S.E. ( voir la notice " Maisons d' enfants " ) ; il y organisa notamment des cours d' enseignement secondaire destinés à maintenir les adolescents au niveau de la classe qu' ils auraient dû normalement fréquenter, tandis que sa sœur Paula, jardinière d' enfants, était chargée des classes maternelles et primaires destinées aux " petits ". Il recruta aussi, entre autres, Gaby Wolff, dite " Nini ", originaire d' Ingwiller ( Bas-Rhin ) également diplômée de l' école de jardinières d' enfants de Mlle Brandt à Strasbourg, rencontrée par hasard à la boucherie " cachère " de Vichy, où il effectuait le ravitaillement. En novembre 1943, la Gestapo arrêta le directeur, le Dr Joseph Cogan, avec ses deux jeunes enfants ; l' O.S.E. décida de fermer la maison et de disperser les enfants, soit en les plaçant sous une fausse identité, soit en les faisant passer en Suisse ( voir les notices " Georges Garel " et " L' O.S.E. de 1912 à 1944, VI° partie, l' O.S.E. clandestine " ).

De retour à Limoges, Jacques Cohn dut quitter la ville après l' arrestation du rabbin Abraham Deutsch par la milice, en mai 1944 ; il rejoignit le groupe de résistance juive armée des Eclaireurs Israélites de France dirigé par Robert Gamzon, dans le Tarn et participa aux opérations de ce maquis, qui libéra Castres et Mazamet en août 1944.

Après la Libération, Jacques Cohn épousa le 10 avril 1945 Margot Kahn, qui avait ouvert avec son amie Gaby Wolff, future cadre de l' O.S.E., une maison
d' enfants de l' O.S.E.à Oullins, près de Lyon. Il venait d' être nommé chef du service pédagogique à la direction centrale de l' O.S.E. à Paris. Pendant sept ans, son travail fut indissociable de l' œuvre immense réalisée par l' O.S.E. durant les années qui suivirent la fin de la guerre ( voir la notice " Histoire de l' O.S.E. après 1945 " , par Kathy Hazan ). Il participa à la réouverture et à la création des vingt-cinq maisons d' enfants, à la tête desquelles il sut placer des personnalités de valeur, souvent des amis d' enfance ou de guerre, ainsi qu' à la formation du personnel pédagogique, travail intensif pour lequel il accomplit d' incessants déplacements à travers la France.
Il organisa aussi l' accueil, l' éducation scolaire et la formation professionnelle des 427 " enfants de Buchenwald " recueillis par l' O.S.E., tâche difficile dont il souligna les réussites, mais aussi les échecs et préconisa les solutions à adopter, dans un compte-rendu d' activité d' octobre 1945, " Les garçons de Buchenwald " ( voir la notice " Histoire de l' O.S.E. après 1945 ", par Kathy Hazan ). On lui doit également plusieurs rapports restés célèbres, par exemple le " rapport en vue de la Conférence pour la reconstruction spirituelle du judaïsme ", 12-19 septembre 1946, et celui présenté à la Conférence nationale de l' O.S.E. des 12 - 14 juin 1949 : " Education et réadaptation des enfants victimes de la guerre ".

En février 1952, Jacques Cohn , sa femme et leurs trois enfants s' installèrent en Israël, à Jérusalem, où il fut nommé " probation officer ", c' est à dire inspecteur chargé de la liberté surveillée des jeunes délinquants, au ministère des Affaires Sociales, de 1952 à 1955. Il occupa ensuite, de 1955 à 1970, les fonctions
d' inspecteur pédagogique des institutions religieuses d' enseignement secondaire de l' Alyah des Jeunes, d'abord à l' Agence Juive, puis, en 1970, au ministère de
l' Education et de la Culture. Il y apporta ses compétences acquises à l' O.S.E., mais aussi ses propres qualités de pédagogue, soucieux de la personnalité des enfants de l' Alyah et de leur avenir social, pour lequel il refusait l' alternative " le mochav ou le kibboutz ", véhiculée par l' idéologie de l' époque. De culture achkenaze, il savait pourtant parfaitement comprendre les problèmes psychologiques des enfants issus des familles d' origine orientale immigrées dans le nouvel Etat. Il fut foudroyé en pleine activité par une attaque cérébrale, le 22 avril 1974 ; il était âgé de 57 ans.

Jacques Cohn est l' exemple parfait de l' enseignant et du pédagogue : sa manière de diffuser ses connaissances pouvaient s' adapter à tous les publics, jeunes enfants, adolescents et adultes. Sa double culture, hébraïque et laïque, issue de la " Science du judaïsme ", était impressionnante ; il savait la rendre accessible et intéressante sans jamais ennuyer son auditoire, même sur des sujets abstraits réputés difficiles. Sa longue silhouette, cachée sous un ample manteau noir qui
l' avait fait surnommer " le curé ", est restée célèbre pendant l' occupation et l' aida peut-être à éviter des arrestations ; méthodique, précis et patient, il était toujours à
l' écoute des problèmes de chacun et notait tout de sa longue écriture fine dans un petit carnet noir. Il ne chercha jamais à éluder les responsabilités qu' il avait choisies : la crainte qu' il inspira à la police de Vichy par le seul mérite de son savoir est révélatrice de l' influence qu' on lui prêtait, et qu' il exerça en fait réellement, par son enseignement et son rayonnement moral.

Les historiens de la Résistance juive en France lui accordent d' ailleurs un rôle important dans le redressement spirituel juif de cette période, dont il n' a jamais cherché à se glorifier ; après la Libération, il prit tout naturellement une part cruciale dans la reconstruction matérielle, pédagogique et intellectuelle de l' O.S.E. : il fut un novateur, attitude rare et remarquable chez un homme aux convictions religieuses affirmées ; on lui doit de nombreux rapports et articles de doctrine religieuse et pédagogique.

Dans le jeune Etat d' Israël, alors en construction, il avait entièrement réalisé son rêve : vivre, enseigner et évoluer avec sa famille dans un milieu juif ; il n' avoua qu' un seul regret : recommencer à travailler le dimanche, coutume israélienne à laquelle il ne s' habitua jamais ! Sa femme Margot fut, pendant de longues années, secrétaire de Martin Buber, puis conservatrice au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale et universitaire de Jérusalem ; leurs appartements de Jérusalem furent souvent, comme celui de Tobie et Andrée Salomon ( voir la notice " Andrée Salomon " ), auxquels les liait une ancienne et affectueuse amitié, le point de rencontre obligé des Alsaciens en visite dans le pays. Ils ont eu trois enfants : Elie-Berthold, né en 1947, producteur de films en Californie ; Ruth, née en 1948, économiste à Haïfa ; Daniel, né en 1950, docteur en mathématiques et philosophie, spécialiste de philologie informatique.

Le surnom de Jacques Cohn, quelque peu mystérieux pour les non-initiés, est simplement le diminutif familial de son prénom prononcé à l' alsacienne : Jacob, d'où " Jacobo ", puis " Bo " .

L' une des sœurs aînée de Jacques Cohn, Ruth fut assassinée à Auschwitz en juillet 1944. Son frère Marc, hébraïsant et enseignant de renommée mondiale, spécialiste de la gnose mandéenne ( secte judéo-chrétienne d' Irak et d' Iran ), ancien directeur de l' Ecole Maïmonide, fut membre du comité de direction de
l' Institut " Kerem " de l' Alliance à Jérusalem, où il enseigna la philosophie, les arts et la musique à de futurs professeurs d' enseignement secondaire ; il est également
l' auteur des dictionnaires Larousse d' hébreu- français et de français-hébreu.

Margot Cohn et Georges Weill


Bibliographie :
Kathy Hazan, Les orphelins de la Shoah, Paris, 2000.
Lucien Lazare, La Résistance juive en France, Paris, 1987.
Renée Poznanski, Etre juif en France pendant la seconde Guerre mondiale, Paris, 1994. Claude Singer, Vichy, l' Université et les juifs, Paris, 1992.
Dossier du Centre d' Enquête et de Contrôle de la police des Questions juives de Limoges, remis à Jacques Cohn après la Libération.
Notice " Jacques " Bô " Cohn ", par Eliezer Shavit, sur le site http://www.sdv.fr/judaisme/ , en lien avec le site <www.ose-france.org>
Souvenirs personnels des signataires et de Gaby Cohen-Wolff.

Puce Retour aux Grandes figures
 
© - ose-france/org