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Jacques
Cohn, dit " Bo "
( Strasbourg, 1916 - Jérusalem,1974 )
Educateur
et enseignant français, quatrième
enfant d' une famille d' origine polonaise, Jacques
Cohn est né à Strasbourg le 8 juillet
1916, de Berthold Cohn ( Rawitsch, Pologne, 1870
- Strasbourg, 16 mai 1930 ), et de Sarah Posen
(Francfort-sur-le-Main, 1879 - Paris 1949 ). Son
père, qui avait obtenu un doctorat de philosophie
à l' Université de Strasbourg en
1897, avait été nommé astronome-
calculateur à cette Université ;
il était membre de la société
astronomique de Heidelberg ( 1898 ) et de la Société
Astronomique de France ( 1897 ). Il fut autorisé,
comme originaire de Posnanie, devenue province
polonaise d' un pays désormais allié
de la France, à demeurer en Alsace après
1919, et fut naturalisé, avec sa famille
par décret du 18 novembre 1925. On lui
doit plusieurs articles sur le calendrier juif.
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Après
des études secondaires au Lycée Fustel
de Coulanges de Strasbourg, de 1922 à 1934, et
comme boursier d' Etat après la mort de son père,
Jacques Cohn passa son baccalauréat de philosophie
en 1934 et obtint en 1939 une licence es- lettres, mention
philosophie, , plus un certificat spécialisé
en psychologie, à
l' Université de Strasbourg. Au cours de ses
études supérieures, il obtint des prix
de la " Société de réintégration
des Alsaciens-Lorrains " et une bourse de la "
Société des Amis de l' Université
", et se prépara à l' agrégation
; il donna également des cours de religion bénévoles
aux jeunes de la communauté de stricte observance
" Ets Haïm " de la rue Kagueneck et fonda
le mouvement de jeunesse orthodoxe " Yeschouroun
", avec lequel il reprit contact pendant la guerre
à Limoges et à Ussac. Sa mère,
ses surs Paula et Ruth, laquelle devait être
déportée en 1944,
s' installèrent peu avant la guerre à
Paris, où résidait déjà
son frère Marc, nommé en 1934 chargé
de cours de religion à l' Ecole des Langues Orientales,
puis en 1936 directeur de l' Ecole Maïmonide à
Boulogne-Billancourt.
Sursitaire en tant qu' étudiant lors de l' évacuation
de Strasbourg, le 1er septembre 1939, il rejoignit le
17 septembre à Bourges son corps, le 95°
R.I., dans lequel il servit comme sergent-infirmier
jusqu' à sa démobilisation à Labastide-Murat
( Lot ), le 9 août 1940. Il s' inscrivit en octobre
1940 à l' Université de Strasbourg repliée
à Clermont-Ferrand afin de préparer un
doctorat en philosophie, pour lequel il avait obtenu
une bourse ; il exerça, en même temps,
les fonctions de chargé d' enseignement à
la communauté juive de Vichy, tout en donnant,
à Clermont, des cours d' hébreu à
de jeunes enfants, parmi lesquels le rédacteur
de cette notice. Le statut des juifs ne lui permettant
plus de continuer ses études pour obtenir un
diplôme d' enseignant, il quitta, en janvier 1941,
Clermont pour Vichy où il résida jusqu'
à son expulsion de cette ville, le 3 novembre
1941. Pendant l' été 1941, Jacques Cohn
dirigea la colonie de vacances de la Chevrette organisée
par
l' O.S.E. dans sa maison d' enfants du château
de Montintin (Haute-Vienne ) avant de rejoindre Limoges,
où il avait été engagé pour
s' occuper de la jeunesse juive.
Plusieurs rapports de la Section d' Enquête et
de Contrôle de Limoges, la " Police aux Questions
Juives " créée par Vichy, sur l'
activité des organisations juives et de leurs
principaux dirigeants, permettent de connaître
dans le détail les activités confiées
à Jacques Cohn et les vicissitudes de sa carrière
de 1941 à 1944. Plusieurs organismes lui avaient
confié un large éventail de responsabilités
: l' " Entraide sociale israélite ",
créée à Périgueux en 1939
par un groupe de juifs alsaciens et dirigée par
Laure Weil et Fanny Schwab, puis rattachée ensuite
à la 1ère direction, 2° section, de
l' U.G.I.F., le chargea du reclassement social et professionnel
des jeunes de la Haute-Vienne, l' obligeant à
de nombreux déplacements dans le département
; les " Eclaireurs Israélites de France
", alors dirigés de Moissac par Robert Gamzon,
lui confièrent, ainsi qu' à Théo
Klein, professeur de physique originaire de Colmar,
le " bureau de formation spirituelle et religieuse
", c' est à dire la rédaction de
cours pour les cadres scouts, en liaison avec un enseignement
de formation religieuse par correspondance créé
par le rabbin Samuel Klein, alors à Lyon, et
le rabbin de Bischheim Abraham Deutsch, alors chargé
de la communauté juive de Limoges.
Ce
dernier demanda à l' O.S.E., qui avait ouvert
en 1940 l' Internat de Limoges ( voir la notice "
Maisons d' enfants " ), d' abriter également,
en janvier 1942, le " Petit séminaire ",
en fait une école secondaire, qui fut dirigée
avec une équipe d' universitaires par Jacques
Cohn à partir du 5 mai 1942 ; cet enseignement
accordait une large place aux matières juives
et devait permettre aux élèves de
l' Ecole Maïmonide ainsi qu' aux jeunes gens qui
désiraient entrer à l' Ecole Rabbinique,
alors repliée à Chamalières ( près
de Clermont-Ferrand ), de poursuivre des études
normales. Il devait servir aussi à former les
cadres futurs du judaïsme d' après-guerre,
ce qui sera d' ailleurs le cas pour plusieurs d' entre
eux.
Le " Petit séminaire " et les cours
par correspondance devinrent très vite une réussite,
devenue aujourd'hui légendaire, qui provoquèrent
la suspicion immédiate de la police : celle-ci
estima, après interception de plusieurs courriers
postaux durant le printemps 1942, que les liens noués
entre les organisations juives, les cours sur place
ou par correspondance, ainsi que l' activité
intitulée " aide sociale ", servaient
en fait à " masquer une propagande nettement
hostile au gouvernement " et dépassaient
le cadre purement culturel prévu ; cette action
était d' ailleurs dirigée par des personnes
" déjà sous surveillance policière
". L' inspecteur chargé de l' enquête
préconisa " de soumettre Jacques Cohn à
" une surveillance de tous les services de police
et à des contrôles techniques ( sic ) ",
ce qui signifiait pudiquement des " écoutes
téléphoniques "
, lesquelles
eurent effectivement lieu.
En juin 1943, un autre rapport de police signala que
des centres de formation religieuse semblables avaient
été crées à Lyon et à
Marseille, tandis que celui de Limoges, dont on avait
" décelé l' action pernicieuse exercée
auprès de la jeunesse juive par les dirigeants
du centre culturel et spirituel [ était ] en
sommeil, et même éliminé, un terme
ayant été mis à l' action néfaste
du juif Jacques Cohn, dont la propagande devait dépasser
le plan religieux " ; les circonstances de cette
mesure sont exposées plus bas. Les rapports signalent
également qu' un autre dirigeant du Centre de
formation religieuse, " le rabbin Fuchs, d' Agen,
en fuite, est activement recherché ". En
réalité, le " Petit séminaire
", qui comptait une vingtaine d' élèves
en 1942, resta ouvert jusqu' en avril 1944, mais ne
comptait plus alors que cinq élèves.
Les cours par correspondance étaient ronéotypés
à environ 400 exemplaires à l' Internat
de l' O.S.E. à l' intention des enfants de familles
réfugiées en Haute-Vienne, dans toute
la zone dite " libre ", et en Afrique du Nord,
mais également à de nombreux rabbins,
éducateurs et enseignants. Ces bulletins hebdomadaires
contenaient un ensemble de cours d' hébreu élémentaire
et moyen, de Bible,
d' histoire juive, d' explications des fêtes et
des rites, ainsi que le commentaire sur la Sidra de
la semaine. Le supplément " Palestinographie
" pour les cadres E.I.F., comprenant l' histoire
et la philosophie du sionisme, était rédigé
à Moissac par Simon Levitte " sur des appareils
de reproduction interdits par la loi ", précise
le rapport de police. Certains exemplaires de ces cours
ont été conservés, en particulier
dans les archives de l' O.S.E.
Pendant
les vacances scolaires de l' été 1942,
la troisième direction de
l' U.G.I.F. confia à Jacques Cohn, qui dirigeait
alors Ussac ( Corrèze ) un camp
d' été pour la jeunesse " Yeschouroun
", la direction d' une colonie de vacances de l'
O.S.E., appelée Court d' Ussac, pour les enfants
de familles juives pratiquantes, dites " étrangères
", originaires en grande partie de la région
lyonnaise. Malheureusement, au cours des rafles d' août
1942, où se place le tragique épisode
de la fameuse " nuit de Venissieux " ( voir
la notice " Georges Garel " ), beaucoup de
parents furent arrêtés, et les enfants
ne purent rentrer chez eux : Jacques Cohn et ses collaborateurs,
parmi lesquels Margot Kahn, sa future femme, durent
transformer un bâtiment vétuste et délabré
en véritable maison d' enfants sous le contrôle
de l' O.S.E., Direction centrale de Montpellier ( voir
la notice " Maisons
d' enfants ).
Cependant,
les autorités de Vichy décidèrent
de mettre fin aux activités de Jacques Cohn,
jugées, comme on l' a vu, subversives par la
police : un arrêté du préfet de
la Haute-Vienne en date du 1er octobre 1942, l' assigna
à résidence à Bussière-Poitevine
( Haute-Vienne ) à partir du 14 novembre. Il
dut quitter Court d' Ussac, laissant la maison d' enfants
à un groupe de jeunes éducateurs de l'
O.S.E. En avril 1943, la maison fut fermée et
les enfants répartis dans d' autres maisons de
l' O.S.E. Margot Kahn, sa future épouse, rejoignit
le circuit Garel ( voir la notice " Georges Garel
" ) où elle reçut la responsabilité
de placer sous un faux nom, dans des familles et des
institutions non-juives du département de l'
Ain, qu' elle parcourait à bicyclette, les enfants
peu à peu retirés des maisons d' enfants
de l' O.S.E.. Elle conduisit aussi plusieurs groupes
d' enfants à la frontière suisse, ou à
Toulouse, d' où l' on espérait les faire
passer en Espagne, puis en Palestine ( voir la notice
" Histoire de l' O.S.E. de 1912 à 1944,
VI° partie " ).
En mars 1944, Georges Garel demanda à Margot
Kahn d' inspecter la " Colonie des enfants de l'
Hérault ", plus connue sous le nom de "
Maison des enfants
d' Izieu ", afin de vérifier si les enfants
placés par l' O.S.E. avaient bien été
dispersés dans des familles rurales selon les
instructions, mais elle ne put rencontrer Sabine Zlatin,
absente ce jour-là et lui renouveler personnellement
les consignes. La rafle organisée par Klaus Barbie
intervint le mois suivant.
En mai 1943, Jacques Cohn échappa de justesse
à une arrestation et à la déportation
grâce à l' intervention du Dr Joseph Weill,
chef du service médico-social de l' O.S.E., qui
obtint son assignation à résidence comme
directeur pédagogique du Château de Morelles
, à Brou-Vernet ( Allier ), maison d' enfants
de stricte observance religieuse, fondée en 1940
par l' O.S.E. ( voir la notice " Maisons d' enfants
" ) ; il y organisa notamment des cours d' enseignement
secondaire destinés à maintenir les adolescents
au niveau de la classe qu' ils auraient dû normalement
fréquenter, tandis que sa sur Paula, jardinière
d' enfants, était chargée des classes
maternelles et primaires destinées aux "
petits ". Il recruta aussi, entre autres, Gaby
Wolff, dite " Nini ", originaire d' Ingwiller
( Bas-Rhin ) également diplômée
de l' école de jardinières d' enfants
de Mlle Brandt à Strasbourg, rencontrée
par hasard à la boucherie " cachère
" de Vichy, où il effectuait le ravitaillement.
En novembre 1943, la Gestapo arrêta le directeur,
le Dr Joseph Cogan, avec ses deux jeunes enfants ; l'
O.S.E. décida de fermer la maison et de disperser
les enfants, soit en les plaçant sous une fausse
identité, soit en les faisant passer en Suisse
( voir les notices " Georges Garel " et "
L' O.S.E. de 1912 à 1944, VI° partie, l'
O.S.E. clandestine " ).
De retour à Limoges, Jacques Cohn dut quitter
la ville après l' arrestation du rabbin Abraham
Deutsch par la milice, en mai 1944 ; il rejoignit le
groupe de résistance juive armée des Eclaireurs
Israélites de France dirigé par Robert
Gamzon, dans le Tarn et participa aux opérations
de ce maquis, qui libéra Castres et Mazamet en
août 1944.
Après la Libération, Jacques Cohn épousa
le 10 avril 1945 Margot Kahn, qui avait ouvert avec
son amie Gaby Wolff, future cadre de l' O.S.E., une
maison
d' enfants de l' O.S.E.à Oullins, près
de Lyon. Il venait d' être nommé chef du
service pédagogique à la direction centrale
de l' O.S.E. à Paris. Pendant sept ans, son travail
fut indissociable de l' uvre immense réalisée
par l' O.S.E. durant les années qui suivirent
la fin de la guerre ( voir la notice " Histoire
de l' O.S.E. après 1945 " , par Kathy Hazan
). Il participa à la réouverture et à
la création des vingt-cinq maisons d' enfants,
à la tête desquelles il sut placer des
personnalités de valeur, souvent des amis d'
enfance ou de guerre, ainsi qu' à la formation
du personnel pédagogique, travail intensif pour
lequel il accomplit d' incessants déplacements
à travers la France.
Il organisa aussi l' accueil, l' éducation scolaire
et la formation professionnelle des 427 " enfants
de Buchenwald " recueillis par l' O.S.E., tâche
difficile dont il souligna les réussites, mais
aussi les échecs et préconisa les solutions
à adopter, dans un compte-rendu d' activité
d' octobre 1945, " Les garçons de Buchenwald
" ( voir la notice " Histoire de l' O.S.E.
après 1945 ", par Kathy Hazan ). On lui
doit également plusieurs rapports restés
célèbres, par exemple le " rapport
en vue de la Conférence pour la reconstruction
spirituelle du judaïsme ", 12-19 septembre
1946, et celui présenté à la Conférence
nationale de l' O.S.E. des 12 - 14 juin 1949 : "
Education et réadaptation des enfants victimes
de la guerre ".
En février 1952, Jacques Cohn , sa femme et leurs
trois enfants s' installèrent en Israël,
à Jérusalem, où il fut nommé
" probation officer ", c' est à dire
inspecteur chargé de la liberté surveillée
des jeunes délinquants, au ministère des
Affaires Sociales, de 1952 à 1955. Il occupa
ensuite, de 1955 à 1970, les fonctions
d' inspecteur pédagogique des institutions religieuses
d' enseignement secondaire de l' Alyah des Jeunes, d'abord
à l' Agence Juive, puis, en 1970, au ministère
de
l' Education et de la Culture. Il y apporta ses compétences
acquises à l' O.S.E., mais aussi ses propres
qualités de pédagogue, soucieux de la
personnalité des enfants de l' Alyah et de leur
avenir social, pour lequel il refusait l' alternative
" le mochav ou le kibboutz ", véhiculée
par l' idéologie de l' époque. De culture
achkenaze, il savait pourtant parfaitement comprendre
les problèmes psychologiques des enfants issus
des familles d' origine orientale immigrées dans
le nouvel Etat. Il fut foudroyé en pleine activité
par une attaque cérébrale, le 22 avril
1974 ; il était âgé de 57 ans.
Jacques Cohn est l' exemple parfait de l' enseignant
et du pédagogue : sa manière de diffuser
ses connaissances pouvaient s' adapter à tous
les publics, jeunes enfants, adolescents et adultes.
Sa double culture, hébraïque et laïque,
issue de la " Science du judaïsme ",
était impressionnante ; il savait la rendre accessible
et intéressante sans jamais ennuyer son auditoire,
même sur des sujets abstraits réputés
difficiles. Sa longue silhouette, cachée sous
un ample manteau noir qui
l' avait fait surnommer " le curé ",
est restée célèbre pendant l' occupation
et l' aida peut-être à éviter des
arrestations ; méthodique, précis et patient,
il était toujours à
l' écoute des problèmes de chacun et notait
tout de sa longue écriture fine dans un petit
carnet noir. Il ne chercha jamais à éluder
les responsabilités qu' il avait choisies : la
crainte qu' il inspira à la police de Vichy par
le seul mérite de son savoir est révélatrice
de l' influence qu' on lui prêtait, et qu' il
exerça en fait réellement, par son enseignement
et son rayonnement moral.
Les
historiens de la Résistance juive en France lui
accordent d' ailleurs un rôle important dans le
redressement spirituel juif de cette période,
dont il n' a jamais cherché à se glorifier
; après la Libération, il prit tout naturellement
une part cruciale dans la reconstruction matérielle,
pédagogique et intellectuelle de l' O.S.E. :
il fut un novateur, attitude rare et remarquable chez
un homme aux convictions religieuses affirmées
; on lui doit de nombreux rapports et articles de doctrine
religieuse et pédagogique.
Dans le jeune Etat d' Israël, alors en construction,
il avait entièrement réalisé son
rêve : vivre, enseigner et évoluer avec
sa famille dans un milieu juif ; il n' avoua qu' un
seul regret : recommencer à travailler le dimanche,
coutume israélienne à laquelle il ne s'
habitua jamais ! Sa femme Margot fut, pendant de longues
années, secrétaire de Martin Buber, puis
conservatrice au département des manuscrits de
la Bibliothèque nationale et universitaire de
Jérusalem ; leurs appartements de Jérusalem
furent souvent, comme celui de Tobie et Andrée
Salomon ( voir la notice " Andrée Salomon
" ), auxquels les liait une ancienne et affectueuse
amitié, le point de rencontre obligé des
Alsaciens en visite dans le pays. Ils ont eu trois enfants
: Elie-Berthold, né en 1947, producteur de films
en Californie ; Ruth, née en 1948, économiste
à Haïfa ; Daniel, né en 1950, docteur
en mathématiques et philosophie, spécialiste
de philologie informatique.
Le
surnom de Jacques Cohn, quelque peu mystérieux
pour les non-initiés, est simplement le diminutif
familial de son prénom prononcé à
l' alsacienne : Jacob, d'où " Jacobo ",
puis " Bo " .
L' une des surs aînée de Jacques
Cohn, Ruth fut assassinée à Auschwitz
en juillet 1944. Son frère Marc, hébraïsant
et enseignant de renommée mondiale, spécialiste
de la gnose mandéenne ( secte judéo-chrétienne
d' Irak et d' Iran ), ancien directeur de l' Ecole Maïmonide,
fut membre du comité de direction de
l' Institut " Kerem " de l' Alliance à
Jérusalem, où il enseigna la philosophie,
les arts et la musique à de futurs professeurs
d' enseignement secondaire ; il est également
l' auteur des dictionnaires Larousse d' hébreu-
français et de français-hébreu.
Margot
Cohn et Georges Weill
Bibliographie :
Kathy Hazan, Les orphelins de la Shoah, Paris, 2000.
Lucien Lazare, La Résistance juive en France,
Paris, 1987.
Renée Poznanski, Etre juif en France pendant
la seconde Guerre mondiale, Paris, 1994. Claude Singer,
Vichy, l' Université et les juifs, Paris, 1992.
Dossier du Centre d' Enquête et de Contrôle
de la police des Questions juives de Limoges, remis
à Jacques Cohn après la Libération.
Notice " Jacques " Bô " Cohn ",
par Eliezer Shavit, sur le site http://www.sdv.fr/judaisme/ ,
en lien avec le site <www.ose-france.org>
Souvenirs personnels des signataires et de Gaby Cohen-Wolff.
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