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Gros plan sur une période de l’histoire : Conférence sur le sauvetage des enfants juifs pendant la guerre

Ce texte restitue les propos tenus par Katy Hazan, directrice du pôle archives et histoire de l’OSE, pendant la conférence donnée au Collège des Bernardins (11 janvier 2012). Etaient invités à débattre François Drouin, PDG OSEO, sur le thème des filières de sauvetage catholique et Danielle Bailly, chercheuse au CNRS, sur la question « que signifie « être caché » pour un enfant ? ».

« Permettez moi d’abord de vous dire deux mots sur la logique de l’exposition qui est présentée dans la crypte : à travers les itinéraires de 10 enfants de l’OSE nous avons voulu montrer comment s’est organisé le sauvetage ? Qui est impliqué ? De quelle manière et à quel moment ?

Nous avons voulu mettre l’accent sur la variété des situations,  et des régions, sur la variété aussi des chaînes de solidarité mises en place. En un mot faire ressortir la complexité de l’histoire.

Il est vrai que le regard porté sur ce sujet suit les méandres de l’historiographie. On est passé d’une période d’un silence assourdissant sur le génocide comme on disait dans l’immédiat après guerre, à une centralité de la Shoah depuis les années 80 que certains qualifient d’aillleurs d’excessive. De la négation à la repentence, d’un devoir de mémoire à un travail de mémoire en même temps que  les types d’ acteurs changeaient l’angle d’approche : la résistance et la collaboration, le couple vedette de l’après guerre  a eu comme corollaire une vision binaire de la société :  tous les français résistants, puis tous collaborateurs.

Dans les années 70, une analyse du régime de Vichy  a permis de montrer ses implications dans la persécution des Juifs, et parallèlement le témoin faisait irruption dans l’histoire, déplaçant le curseur vers les victimes et les bourreaux. Enfin, depuis une vingtaine d’années, on assiste à  une vision plus large de la notion de résistance : le sauvetage entre dans l’histoire de la résistance, de la même manière que l’on parle de résistance civile ou de résistance spirituelle et non plus seulement de résistance armée. Les Juifs deviennent des acteurs et non plus seulement des victimes passives menées comme des moutons à l’abattoir.

Je voudrais dégager un certain nombre d’idées force qui n’ont pas toujours été des évidences :
1 le sauvetage des enfants obéit à une chronologie précise et commence en 1938, avec la Nuit de cristal et en tout état de cause avant les rafles de 1942. Mais le tournant de 1942 impose la nécessité de cacher les enfants et la mobilisation de chaines de solidarité avec la société civile. De plus le sauvetage ne s’arrête pas en 1945, il continue avec la prise en charge des enfants sauvés.

2 Ce sont les juifs eux-mêmes qui se sont organisés qui ont donc été les acteurs de ce sauvetage, individuellement ou à travers les œuvres d’assistance mais leur survie dépend des liens tissés avec la population non-juive. Cette mobilisation a été profonde, mais multiforme, d’où la difficulté d’avoir une vision d’ensemble. Elle mérite d’être plus finement analysée dans ses composantes régionales : qui travaillait avec qui ?

3  les organisations ne sont pas structurées de la même manière, car le poids de l’occupant diffère en fonction des zones et des périodes et oblige à varier les stratégies.
La zone nord occupée dès l’armistice, la zone sud dite libre jusqu’en novembre 1942 et la zone italienne, zone refuge jusqu’en septembre 1943, ont fonctionné comme des vases communicants. La zone sud permet de mieux s’organiser, l’ex zone italienne a été très meurtrière en 1944.

Ces quelques évidences expliquent la spécificité du sauvetage en France. La très grande majorité des enfants juifs en France a été sauvée.
Quelles en sont les raisons ?
1 il existe une réelle implantation de la communauté juive dans le tissu social français, c’est le fruit de l’intégration à la française. Les juifs sont depuis le 18e siècle des citoyens à part entière et l’organisation communautaire n’a rien avoir avec celle des communautés de l’est, ce qui explique que la tentative nazie de faire de l’UGIF un judenrat ait échoué.  Ce qui explique l’existence et l’efficacité des organisations d’assistance juives.
Mais ce qui n’exclut pas l’antisémitisme, un antijudaïsme ancien et profondément ancré, un antisémitisme virulent depuis les années trente et une xénophobie exacerbée avec la crise et surtout la défaite.

2 La mobilisation de la société civile concerne tous les milieux socioprofessionnels, et religieux, mais il faut attendre 1942, c’est-à-dire les grandes rafles de l’été pour que cette mobilisation soit  effective.

« Qu’est-ce qui fait qu’à un moment des hommes et des femmes franchissent le pas en faveur de gens qui ne sont ni des proches, ni des connaissances, ni même parfois des compatriotes », s’interroge l’historien Patrick Cabanel à propos des Justes ;  et de constater que « la banalité du bien ne saurait satisfaire l’historien, pas plus que le moraliste. »

Ainsi se met en place, telle une toile d’araignée une chaine de solidarité dont les mobiles certes individuels vont de la simple « solidarité à la personne humaine » exprimée par Mgr Saliège, aux « affinités électives » entre Juifs et protestants français, à l’idéal universaliste républicain massivement représenté par les hussards noirs de la République que sont les enseignants. Combien d’internats de collèges et de lycées se sont-ils spontanément ouverts dans toute la France, de la Creuse à l’Ain, en passant par l’Auvergne pour cacher les enfants du circuit Garel à partir de 1943.
Dans le même ordre d’idées la plupart des préventoriums, sanatorium, établissements hospitaliers ont massivement ouverts leurs portes  aux enfants juifs.
Il n’y a évidemment aucun lien formel avec la résistance intérieure, mais les villages influencés par les réseaux de la résistance intérieure sont également ceux qui ont répondu le plus massivement aux sollicitations de cacher les enfants.
Des fonctionnaires, secrétaires  de mairies, des associations publiques ou privées se sont mobilisés pour fournir faux papiers ou faux tampons ou fausses cartes d’alimentation, ainsi que certaines préfectures dont le rôle souvent méconnu est essentiel.

Je ne m’appesantirai  pas sur le rôle de l’église traité en partie par François Drouin. Mais c’est encore un champ d’étude qui est en train d’être comblé.

Faut-il en conclure que la France de Vichy se résume à une poignée de collaborateurs ? Malheureusement, non et 76 OOO déportés du sol de France ce n’est pas rien et cela suppose un appareil d’état fort et une adhésion massive aux idées de la révolution nationale.
Encore une fois, il faut reconnaître la spécificité française : le verre à moitié vide et à moitié plein !

3 Enfin il ne faut pas oublier le rôle des parents eux-mêmes. Ce sont eux qui ont eu la prescience ou le courage de se séparer de leurs enfants pour les cacher : ceux sont eux qui ont fait partir seuls leurs enfants d’Allemagne et d’Autriche, ce sont les parents de Paul Niederman qui acceptent de confier leurs deux fils à Vivette Samuel de l’OSE dans le camp de Rivesaltes, c’est le père de Suzanne Wiznitzer qui trouve Andrée Salomon à Marseille, c’est la mère de Denise Paluch qui signe le document d’abandon de sa fille à l’UGIF-OSE au moment de partir de Vénissieux vers Drancy, c’est la mère de Charles Fogielman qui se démène par des démarches incessantes pour trouver une place dans une maison de l’OSE pour ses trois fils.
Il faut à l’évidence une sacrée dose d’abnégation à tous ces Juifs immigrés, souvent dans une détresse absolue et qui déploient des trésors d’ingéniosité pour sauver leurs enfants.

4 Tout enfant juif est menacé de mort. Le cacher, en lui faisant changer d’identité, en lui demandant de mentir, d’oublier son nom, de ne pas dire qu’il est juif va générer chez lui des traumatismes plus ou moins profonds suivant l’âge et les conditions de sa survie : les tentatives de conversions, la maltraitance, la peur, la solitude sont souvent leur pain quotidien. Je n’insiste pas sur cette conséquence du sauvetage qui sera également traité par Danielle Bailly.

En suivant l’exposition se dégage une géographie du sauvetage qui met en lumière les liens entre les réseaux. Quels sont-ils ?
Il s’agit d’organismes qui existaient déjà avant guerre : soit des œuvres d’assistance, L’OSE, la Wizo (Fédération française des femmes sionistes), la fondation Rothschild, soit des mouvements de jeunesse, l’un ancien, Les Eclaireurs israélites de France (EIF) ou créé pendant la guerre le Mouvement de la jeunesse sioniste (MJS), soit le regroupement de partis politiques des juifs étrangers non communistes (le Comité de la rue Amelot)  autour d’un organisme social, la Colonie scolaire.
Les Juifs communistes sont à part, ils forment à Paris des comités « Solidarité » sur la base des quartiers, qui se fonderont dans l’UJRE en 1943.
D’autres réseaux voient le jour en zone sud au fur et à mesure des besoins, Les rabbins aumôniers qui sont intervenus dans les camps d’internement de la zone sud, le réseau Marcel pour le sauvetage des enfants de la région de Nice, le réseau André pour le sauvetage des adultes de la région de Marseille et du Vivarais-Lignon, un groupe étranger, et enfin l’Armée juive (AJ) qui rejoint la la Résistance nationale.
Toutes ces œuvres juives ont fonctionné comme « un service public » auprès des réfugiés juifs en particulier étrangers, chacune avec sa spécificité, mais trois ont fait du sauvetage des enfants leur priorité. L’OSE, les EI, le MJS et le réseau Marcel qui est un réseau régional.

L’œuvre de Secours aux Enfants (OSE) est de loin la principale, je voudrais expliquer pourquoi.
1 C’est une œuvre médico-sociale d’assistance aux populations juives qui a un savoir faire ancien, puisqu’elle naît à Saint-Pétersbourg au début du siècle, qu’elle est intervenue auprès de populations en détresse dans la toute la Zone de résidence  pendant une dizaine d’années, mais surtout lors des différents pogroms des guerres civiles. Elle sait s’adapter aux évènements.

2 La lucidité d’une partie de son personnel juif alsacien qui vient souvent du milieu EI strasbourgeois, et qui forme pendant la guerre les cadres de l’organisation en remplacement de son personnel étranger explique le virage qu’elle a su prendre pour entrer dans la clandestinité.

3 Ses liens organisationnels étroits avec l’Union OSE à Genève et avec l’Amérique où l’OSE installe une antenne explique le reste, et en particulier la maitrise des sources de financement avec le Joint américain (AJJDC)

4 Enfin l’OSE est avant la guerre la seule œuvre ayant l’expérience de maisons d’enfants qu’elle ouvre dès 1938, après la Nuit de cristal.

Faire ressortir  les liens, c’est entrer dans la complexité.

Ce ne sont pas des liens organisationnels, mais des liens de proximité et de connivence. En zone Nord, l’OSE travaille avec le Comité Amelot, grâce à des individus qui sont dans les deux, comme le professeur Eugène Minkowski qui représente l’OSE en zone nord et qui est en même temps membre du comité de la rue Amelot.
Son bras droit Enéa Averbouh est directrice des patronages de l’OSE, travaille également comme assistante sociale du comité Amelot et va chercher des faux papiers juque dans la Nièvre.
Les liens se sont tissés également avec le réseau de la Fondation Rothschild et en particulier  avec Claire Heyman, assistante sociale, qui elle-même a des contacts avec un réseau de résistance (réseau Joliot Curie), mais aussi avec  les quakers, et la Sixième, l’organisme clandestin des EIF qui développe un important service de faux papiers servant à tout le monde, y compris la résistance nationale. L’UGIF finance une partie des activités du moins celles d’assistance.

Enfin et c’est aussi l’un des gages du succès, les mêmes assistantes sociales non juives  travaillent à la fois pour le Comité Amelot, le Comité-OSE, le service clandestin de la Wizo et l’Entraide temporaire, un mouvement interconfessionnel avec une figure centrale celle de Lucie Chevalley, une fille de pasteur. Elles  se transforment en convoyeuses puisque les Juifs n’ont pas le droit de circuler en dehors du Grand-Paris.

L’intervention des milieux non-juifs, travailleurs sociaux ou militants associatifs est donc indispensable, chacun utilisant des mouvances différentes.
Solidarité, le mouvement des Juifs communistes travaille avec les milieux antifascistes ; enfin, le père Théomir Devaux, au 68 Notre-Dame des Champs, travaille avec le service social de l’UGIF de Juliette Stern. Ce qui permet de mettre à l’abri des centaines d’enfants dont l’essentiel arrive en 1943 donc après les grandes rafles.

Dans la zone Sud
Des organisations se sont mobilisées pour sortir les enfants des camps d’internement, actions multiformes à la frontière de la légalité et de l’illégalité et qui ont demandé la participation de préfectures bienveillantes, comme celle de l’Hérault avec le préfet Jean Bénédetti et ses adjoints, Camille Ernst et Roger Fridici . Egalement celle de Perpignan avec Paul Corazzi.
Mais là encore il s’agit d’une minorité d’individus et comme par hasard souvent insérés dans des réseaux de résistance.  La sortie des enfants est d’abord légale jusqu’à l’été 1942 avec l’implantation des résidentes volontaires, l’OSE s’occupant des petits, les Eclaireurs des adolescents, puis clandestine. D’autres organismes vont également sortir les enfants des camps comme La Cimade avec Madeleine Barot, les quakers, et le Secours suisse.
Dans les camps de Rivesaltes et de Gurs, cette action est en lien avec l’aumônerie générale et en particulier, le grand rabbin René Hirschler, (déporté ainsi que sa femme), puis le rabbin Henri Schilli.

Je voudrais pour terminer partir de l’exemple du réseau Garel pour expliquer les conditions de la réussite du sauvetage. C’est de loin le plus important en nombre d’enfants sauvés (1600 et plus de 2000 si on inclut celui en amont d’Andrée Salomon)  et par son extension géographique.

1 C’est un réseau clandestin imaginé, conçu, dirigé par un homme, Georges Garel de son vrai nom Garfinkel qui l’a bâti sur le modèle de la résistance, c’est-à-dire en se donnant les moyens d’un cloisonnement absolu, cloisonnement par régions totalement indépendantes, par le choix des collaboratrices « aryanisées » (possédant une couverture professionnelle légale dans des associations comme la Croix Rouge ou le Secours national du Maréchal). Cette construction régionale se double de secteurs d’activité avec des responsables par secteurs, vestiaire, convoyage, faux papiers, passages de frontières (avec Georges Loinger) et relations avec l’extérieur. Enfin la direction est itinérante, avec à sa tête Georges Garel qui contrôle l’ensemble et qui intervient sur tous les fronts.
2 C’est un réseau clandestin, mais avec une interface légale : Le circuit  d’André Salomon en amont de celui de Georges Garel sert d’interface  avec direction légale de l’OSE, appelée  3ème  Direction-santé de l’UGIF.
André Salomon organise avec l’aide d’assistantes sociales le départ des enfants des maisons (entre 1000 et 1200 enfants) et maintient les relations avec les familles. Les assistantes sociales sont chargées d’organiser le changement d’identité des enfants qu’elles confient ensuite à l’autre circuit, celui mis en place par Georges Garel.
3 La fiabilité de ce réseau qui couvre l’ensemble de la zone sud, sauf la région de Nice (circuit Marcel) et la zone côtière interdite, a été testée dans la région de Toulouse. C’est Charles Lederman, chef du bureau de l’OSE de Lyon jusqu’en 1943, et futur dirigeant de la M.O.I qui met en relation Georges Garel avec Monseigneur Saliège et Monseigneur Théas pour l’ouverture des couvents.

La mobilisation de la société civile est multiforme, couvents, circuits protestants grâce au Pasteur Boegner (plateau Vivarais-Lignon, Dieulefit), des organisations familiales, les internats de lycées et collèges publics, des établissements sanitaires comme des préventorium, ou de colonies de vacances, mais aussi des œuvres marquées comme pétainistes, mais infiltrées à certains endroits par la résistance comme le Secours national, ou les Compagnons de France.
Dans les campagnes, les assistantes font du porte à porte à bicyclette pour trouver les familles d’accueil et pour payer les pensions

On a dénombré plus d’une cinquantaine d’assistantes juives et non juives dans le réseau. Citons Charlotte Rosenbaum-Helman qui a été arrêtée trois fois et qui trois fois s’en est sortie.  Certaines l’ont payé de leur vie, Pauline Gaudefroy est l’une d’elle, mais aussi Nicole Weill-Salon, Huguette Wahl, seule Madeleine Dreyfus est revenue (soit 4 sur les 32 personnes de l’OSE arrêtées), ce qui montre que le circuit était plus sécurisé que les bureaux ou les centres médico-sociaux restés ouverts jusqu’en 1944.

4 Les liens entre les différents réseaux ne sont pas formels : pas de réunion au somment entre le réseau Garel et la sixième en zone sud, mais des échanges entre individus, des visites à Moissac, des échanges d’informations en particulier via Gilbert Lesage, chef du Service social des étrangers à  Vichy.
Autre exemple : malgré l’autonomie complète des deux réseaux, des liens de travail avec les époux Abadi (réseau Marcel) dont deux collaboratrices de l’OSE mises à la disposition du réseau, ainsi qu’un local, le centre médico-social de Nice où travaillait Odette Rosenstock, et des liens d’amitié sont maintenus pour aboutir à une fusion complète au sein de l’OSE, après la Libération.

Conclusion
Le sauvetage des enfants juifs entre dans le concept de « résistance civile », celle des anonymes, mais il suppose des liens bien plus complexes faisant appel à la désobéissance individuelle souvent étayée ou relayée par la résistance intérieure organisée.
L’exemple du circuit Garel montre qu’il est faux d’opposer des dirigeants aux positions légalistes intangibles et d’autres qui seraient résistants. C’est l’articulation entre la face légale et la clandestine qui est la clé de la réussite. « Les deux actions l’une clandestine, l’autre officielle, doivent être conçues par une même direction ; leur exécution confiée à des délégués complices, mais séparés ». Cette citation du Dr Joseph Weill, l’une des têtes politiques de l’OSE me semble significative de l’attitude d’ensemble d’une organisation qui a su prendre le tournant de l’illégalité, assez tardivement il est vrai. Le même Joseph Weill constate que faire un travail social actif, c’est savoir choisir.
Mais quand, et comment ? Ce sont les questions posées aux œuvres juives d’assistance.

Quelques chiffres pour terminer qui se passent de commentaires :
11 000 enfants ont été déportés du sol de France, 10 000 enfants directement sauvés par les œuvres d’assistance, 4000 en zone nord, 6000 en zone sud, mais plus de 50 000 enfants ont été sauvés de la déportation par les parents eux-même avec ou non des relais juifs ou non juifs.

Il est donc grand temps de rendre hommage à tous ceux et celles qui, au sein des œuvres juives ont participé à ce sauvetage, y compris en leur décernant un titre de reconnaissance spécifique à la France.  »

Katy Hazan, historienne
Les orphelins de la Shoah, les maisons de l’espoir, édition Les belles Lettres, 2003

Vous pourrez également en savoir plus en écoutant le feuilleton historique sur l’OSE présenté par Katy Hazan sur Radio J tous les mercredis entre 14h30 et 14h45 à partir du mercredi 25 janvier et jusqu’à fin juin, et retransmis tous les mardis à 06h30.